Dans les Jardins de la Fontaine
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lundi, 08 mars 2010

Nîmes engourdie

 

Philippe Ibars.Neige à Nîmes. Mars 2010.DSC_7035.jpg

Il y a deux ans la Nasa avait découvert qu'il avait neigé sur Mars...

À Nîmes, nul besoin d'être calé en sciences ou d'envoyer des sondes coûteuses pour constater qu'il a neigé en mars...

Cela a commencé hier après-midi, timidement, et puis la neige s'est installée, sans aucune considération pour le calendrier.

Alors ce matin la ville est engourdie, paralysée, incrédule.

En voici quelques images toutes « fraîches », prises le long d'un parcours routinier mais dans un cadre très inhabituel...

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13:02 Écrit par Phil dans Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : nîmes enneigée, neige en mars | |  Facebook | | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 28 février 2010

Retour sur graphs

 

Philippe Ibars. Graphs. DSC_6194.psd DSC_6231.jpg

J'ai publié il y a deux ans exactement sur ce blog une note et un diaporama sur les graphs qui ont fleuri sur et dans de vastes bâtiments abandonnés, voués à la démolition en attendant la construction du futur hôpital du Grau-du-Roi.

Cette note avait suscité quelques commentaires peu amènes à l'encontre du Midi-Libre qui s'en était fait l'écho, venant de personnes qui avaient cru comprendre qu'on faisait ainsi l'apologie de voyous vandalisant des immeubles au mépris de leurs propriétaires, victimes spoliées.

Mon propos n'était pas de juger mais de rendre compte d'une activité qui ne faisait de tort à personne puisque les lieux ainsi graphés devaient être démolis. De plus, il était intéressant de montrer comment ce qui d'ordinaire appartient à l'univers de la trans-culture urbaine pouvait migrer aussi au royaume des dunes, des ganivelles et des pins maritimes.

Nos grapheurs devenaient en quelque sorte des « artistes » en résidence d'été...

Je ne jugeais pas non plus de la qualité de ces graphs, je les montrais de mon point de vue de photographe, tout à fait subjectivement bien sûr, mais c'est aussi cela qui était (et qui le reste) intéressant.

Je suis retourné sur les lieux du « crime ».

Beaucoup de graphs que j'avais photographiés ont disparu, recouverts par d'autres, dont certains sont eux mêmes tout près d'être revisités. De nouveaux pseudos apparaissent, des tags sont jetés à la va-vite sur tous les murs, l'impression est celle d'une certaine lassitude, comme si le lieu inspirait moins, la fin devenant proche.

Alors, avant que cet étrange univers ne soit définitivement confié aux pinces, aux broyeurs, aux grappins, aux bulldozers, aux pelleteuses des démolisseurs et que de nouveaux bâtiments modernes et fonctionnels comme il se doit n'occupent l'espace, voici à nouveau quelques images témoignage d'une énorme pulsion quelque peu anarchique et dionysiaque, que d'aucuns pourraient trouver destructrice et qui est à mes yeux avant tout créatrice.

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18:02 Écrit par Phil dans Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : graphs, graffs, grau-du-roi, boucanet, hôpital, tags, trans-culture urbaine | |  Facebook | | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 21 janvier 2010

Fenêtres suédoises

 

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J'avais écrit cette note le 20/06/2007, en lien avec mon diaporama sur les portes, les fenêtres et les façades (voir ci-contre) :

« Comme beaucoup de photographes j'aime les portes, les fenêtres, les façades des maisons. Elles en sont d'humaines métaphores, tout ou partie de leur visage discret ou lourdement fardé. Elles appartiennent au monde de l'entre-deux, donnent à voir à ceux du dehors ce que ceux du dedans veulent bien laisser paraître. Elles disent en filigrane l'ordre, la rigueur, le soin, la poésie, la fantaisie, la fierté, la vanité, la naïveté, le bon, le mauvais goût.
Vieilles, très vieilles portes ouvertes et fermées mille fois puis fermées à jamais, blessées de clous rouillés, de gongs cassés ou déchaussés, de serrures inutiles, de heurtoirs sclérosés, de poignées arrachées, de chatières grossières, je vous ai vues en sépia il y a longtemps, dans les Cévennes. C'est vous, je crois, qui m'avez fait aimer tous ces paravents de l'intime.
J'ai photographié, depuis, beaucoup de portes, beaucoup de fenêtres, de façades de toutes sortes car j'aime imaginer - ou vous laisser le faire - l'invisible théâtre qui se joue de l'autre côté de ce qui est donné à voir. Devant ces portes closes, ces carreaux sombres, ces murs impénétrables, nous ne sommes en fait que d'aveugles voyeurs et notre fantaisie sert de prothèse à nos yeux impuissants. Nous échafaudons d'improbables histoires, nous composons des familles, nous écrivons des sagas, nous tricotons du bonheur comme nous aimerions en vivre.
Et puis, parfois, la porte s'ouvre, la fenêtre s'entrebâille, le dedans se trahit. Alors nous détournons la tête. C'était plus vrai dans notre histoire. »

Je ne retranche rien à ce texte plus de deux ans après. Cependant, le détour récent par Stockholm m'oblige à compléter ces remarques.

Dans les pays du Nord de l'Europe, ceux marqués par le calvinisme (pour simplifier un peu), l'absence fréquente de rideaux ou de volets est pour nous, gens du Sud, remarquable.

Le passant n'a pas à « imaginer », comme je l'écrivais, ce qui se passe à l'intérieur : l'intérieur est pour lui mis en scène.

Cette mise en scène de l'intime a certainement plusieurs explications qui peuvent se compléter : trop peu de soleil, trop peu de jour, en gaspiller le moindre lux est un luxe coûteux... faire à ceux du dehors que la nuit surprend tôt l'aumône d'un peu de lumière... montrer qu'on n'a rien à cacher, que nul péché ne vient souiller la demeure d'une honnête famille... montrer, étaler tout ce que le travail - pour la gloire de dieu - accorde à ceux qui l'érigent en valeur des valeurs...

À Noël, chandeliers aux branches étagées, étoiles de l'Avent pavoisent ces fenêtres et leur donnent un sourire qui réchauffe le cœur des passants que le froid mortifie.

J'aime ces fenêtres du Nord, après tout, elles ne différent des nôtres que par ces rideaux ou ces volets qu'on ferme ou pas, mais ces volets ou ces rideaux fermés ou pas nous disent que partout dans le monde chacun voit le monde à sa manière, chacun voit midi à sa... porte.

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00:08 Écrit par Phil dans Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : fenêtres, suède, stockholm, nord, cavinistes | |  Facebook | | | Pin it! |  Imprimer | | |