Dans les Jardins de la Fontaine
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jeudi, 30 juin 2011

Photos de juin

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Juin s’achève et le printemps s’en est allé.

Alors voici les toutes dernières images de ce printemps aux Jardins de la Fontaine. Images de plantes et de fleurs réalisées avec la même technique que celle utilisée pour les photos d’automne, c’est-à-dire, pour faire simple, avec une focale utile (du temps de l'argentique) aux « paparazzi » à l’affût d’autres « plantes » que celles des jardins...

D’autres images à venir : Toulouse, encore, avec la Basilique de Saint-Sernin, les « lisants » des bords de la Garonne, le peuple des Jardins de la Fontaine, et d’autres encore…

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

 

Ah ! Je n'oublie pas...

Les mots de la famille de poule et de coq et quelques expressions utilisés dans la dernière note «  de belles plumes »

Polichinelle ; polochon ; poltron ; poney ; pool ; poulain ; poulet ; pouliche ; poutres ; pucelle ; puérile ; pulluler ; pusillanime ;

Les poules auraient des dents ;  l’histoire de la poule et de l’œuf ; une vraie poule mouillée ; lait de poule ; fier comme un pouil (devenu pou, allez savoir pourquoi) ; sa bouche en cul de poule ;  se coucher avec les poules ; la chair de poule ;  tuer la poule aux œufs d’or ;  une poule n’y eût point retrouvé ses poussins ; des poules qui auraient trouvé un couteau.

Coquelicots ; coquets ; coquettes.

Comme un coq en pâte ; coq du village ; sauter du coq à l’âne.

 Belle couvée, hein ?

20:02 Écrit par Phil dans Images, Loisirs/Culture, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 26 juin 2011

De belles plumes...

poules, coqs, volaille, basse-cour, volatiles

De bon matin dans le Jardin des Plantes de Toulouse, lumière très crue, personne encore à part quelques quadra-quinqua et plus courant dans les allées pour s’occuper de leur forme, et même de leurs formes.

Là je rencontre des poules, oui, des poules et des coqs qui encore engourdis ont bien voulu poser pour moi. Je ne suis pas un photographe animalier mais l’occasion est trop belle, en pleine ville, une basse-cour qui me fait basculer loin dans mes souvenirs, du temps de « pépé-poule » que dans ce blog j’ai raconté.

Que dire de ces volatiles qui ont depuis longtemps oublié de voler et qui nous rendent tant de services comestibles ?

Une idée me vient : c’est par pur jeu de mot que le symbole (non officiel) de la France est un coq : gallus / coq et gallus / gaulois. Alors, jouons avec les mots, ou plutôt, faisons un inventaire non exhaustif des expressions ou des termes issus de nos gallinacés… en forme de texte loufoque...

     Au village, on appelait Polo Polichinelle à cause d’un secret mal gardé sur sa naissance, mais comme pour l’histoire de la poule et de l’œuf, on ne saurait plus dire exactement de quoi il retournait.

Polo était fier comme un pouil, avec sa bouche en cul de poule, coquet bien que poltron, un peu pusillanime, et qui avait la chair de poule dès que la moindre pucelle l’abordait. D’aucuns disaient de lui qu'il était une vraie poule mouillée, et qu’il n’aimait rien tant que son lit, son polochon et se coucher avec les poules.

Il aimait boire du lait de poule, avec un peu de chocolat Poulain. Sa chambre était toujours sens dessus dessous, les jouets pullulaient : un poney en bois peint, une pouliche en peluche, et tant d’autres objets : une poule n’y eût point retrouvé ses poussins. Puérile, il disait qu’il rangerait et passerait le plumeau lorsque les poules auraient des dents.

Il aimait jouer au pool dans le café du village, c’était d’ailleurs un vrai champion et là, dans la salle des billards, sous les poutres apparentes et les néons, face aux murs où trônait un grand poster du Champ de coquelicots de Monet, il était comme un coq en pâte, tout le monde pariait sur lui — et gagnait — et pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or on lui passait tous ses caprices, les coquettes l’appelaient « mon poulet » jouaient la surprise lorsqu’il marquait un point, comme des poules qui auraient trouvé un couteau. Tous ceux qui l’affrontaient se faisaient vite plumer, est c’est ainsi que Polo-Polichinelle est devenu le vrai coq du village !

Et sans vouloir sauter du coq à l’âne, comptez les mots qui ont pour origine poule ou coq, ou qui figurent dans des expressions familières, il y en a une belle couvée…

poules, coqs, volaille, basse-cour, volatiles

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Réponse au "jeu" bientôt...

19:39 Écrit par Phil dans Images, Loisirs/Culture, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : poules, coq, toulouse, jardin botanique | |  Facebook | | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 18 juin 2011

Mon arbre

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Entre deux déplacements je retrouve les Jardins de la Fontaine.

La montée vers la Tour Magne vaut bien l’ascension de la Roche de Solutré. Aréopage en moins, tranquillité en plus. J’aime bien ensuite redescendre et faire une halte panoramique, sur la deuxième terrasse, accoudé aux balustres, au-dessus de la petite grotte artificielle d'où dégouline une « cascade » tout aussi peu naturelle.

 Depuis que je suis « passé » au numérique, j’enregistre toujours la même image, clin d’œil déférent de l’amateur au génial André Kertész qui avait pris toute une série de photos depuis la fenêtre de son appartement new-yorkais. De ma « fenêtre » à moi je surplombe une bonne partie des Jardins mais c’est le premier plan qui me plaît aussi, le tronc de ce grand pin avec ses branches décharnées comme des bras tendus qui me montrent où poser mon regard. C’est ainsi que j’ai accumulé depuis ce point de vue une bonne centaine d’images qui se ressemblent toutes, forcément, à quelques détails près. On peut voir par exemple que mon arbre a longtemps côtoyé un cèdre long comme un jour sans pain qui a brutalement jauni et puis s’est « déplumé » avant d’être abattu...

Abattu comme lui désormais, comme mon arbre.

Car mon arbre n’est plus. Sans le savoir je l’ai photographié une semaine avant son abattage. Je ne le savais pas malade, j’ignorais qu’un mal le condamnait ou je feignais de ne pas voir les nombreuses cicatrices de ses nombreuses amputations. Élagage d’entretien, pensais-je ; vaines tentatives de sauvetage, plus vraisemblablement.

Après le grand pin de la Tour Magne, le grand cèdre plus que centenaire, voilà Mon arbre qui disparaît et mon blog qui devient, décidément, une rubrique nécrologique des arbres des Jardins de la Fontaine. Mais j’ai un autre arbre préféré, toujours vivant — à ce jour tout au moins —, un oranger des Osages, avec deux bras majestueux pointés vers le ciel. Je le photographie souvent aussi, j’ai hâte de le revoir, nous parlerons du temps qui passe et de l’impermanence des choses.

 Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

2004. Premières vues au numérique. Si j'avais le temps de scanner les photos argentiques...

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

C'est en 2005. Les saisons, les heures de la journée, le temps qu'il fait modifient sans cesse les couleurs, la texture des arbres, des pierres, tout change et rien ne change. Derrière mon arbre la flamme verte du cèdre, encore verte...

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

2006. Mon arbre est toujours là. Derrière lui son voisin commence à pâlir.

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

2006 toujours. Le stipe étique d'un palmier squelettique... qui disparaîtra vite.

A noter : sous la pelouse, les ruines d'un théâtre antique mis au jour au 19e siècle et enfouies depuis lors. Dommage, non ?

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Derrière mon arbre, le cèdre agonisant.

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

les arbres ne se cachent pas pour mourir...

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Mon arbre a perdu son voisin.

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

D'un peu plus haut voici mon arbre. C'est l'automne, tout autour se flétrit, lui reste immarcescible, enfin je le croyais...

 Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

2009 ci-dessus, 2010 ci-dessous... tout change et rien ne change...

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Dernière image de mon arbre vivant... début juin, tout était programmé...

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Adieu, mon arbre, des souvenirs, des images, gravées ou pas, autour de toi.

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Savent-ils que tu fus ?

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Pins

Est-ce une tombe provisoire, ou ne laisseras-tu, comme le cèdre ton voisin, qu'une ombre pâle sur l'herbe rase ?

18:43 Écrit par Phil dans Images, Nature/Environnement, Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | Pin it! |  Imprimer | | |