Dans les Jardins de la Fontaine
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jeudi, 21 juillet 2011

La lumière électrique

Electricité, énergie électrique, poteaux, pylônes, néons, ampoules

J’ai connu il y a longtemps une dame très âgée qui m’a raconté l’arrivée de l’électricité dans son village gardois, au début du siècle dernier. Elle était alors une enfant et cet événement l’a marquée, comme les premiers avions, l’automobile, le téléphone — elle fut dans sa jeunesse la télégraphiste du village — et plus tard les satellites et les premiers pas de l’homme sur la lune, autant de bouleversements qui ont jalonné sa longue vie…

Comme la plupart des villageois elle ne comprenait rien à tous ces travaux de préparation : remplacement des becs de gaz, poteaux plantés et fils tirés, etc. Et comme les techniciens leur disaient que l’électricité allait « arriver » au village, eh bien on allait l’attendre, cette fée qui allait tout révolutionner.

Alors, pour l’attendre, on s’était mis sur son trente-et-un, et pour être sûrs d’être aux premières loges, certains s’étaient même postés à l’entrée du village, grimpant parfois sur les arbres pour ne rien manquer du spectacle de la fée courant sur les fils entre les poteaux électriques !

Las, dame électricité est bien une fée, et les fées savent se rendre invisibles, au grand désarroi des plus enthousiastes…

Aujourd’hui paysage urbain et paysage rural ne se conçoivent plus sans les signes visibles de cette force domestiquée : poteaux, pylônes, fils, câbles, réverbères de toutes sortes, néons, ampoules, enseignes lumineuses… Difficile, souvent, de cadrer son image en évitant le poteau qui défigure le paysage, les fils électriques ou téléphoniques qui barrent tristement un beau ciel bleu immaculé.

Ou alors on se dit, et c’est ce que je fais, que tous ces éléments font bel et bien partie du paysage et qu’il convient de leur rendre leur place. Hommage, donc, à la force électrique et à son intrusion dans tout notre univers. Puisées dans mes archives, des images d’ici et d’ailleurs qui témoignent, chacune à sa manière, de cette présence électrisante…

Electricité, énergie électrique, lumière, néons, ampoules, poteaux, pylônes

En Aveyron

Electricité, énergie électrique, lumière, éoliennes, néons, ampoules, poteaux, pylônesVendée

Electricité, énergie électrique, lumière, éoliennes, néons, ampoules, poteaux, pylônesRoute gardoise

Electricité, énergie électrique, lumière, néons, ampoules, poteaux, pylônesNîmes, PTT

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Sainte-Jalle, Drôme provençale

Electricité, énergie électrique, lumière, néons, ampoules, poteaux, pylônesStockholm, Suède

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Luberon

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Village gardois

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Arles

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Derrière la Tour Magne, Nîmes

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Arles, ateliers électriques

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Le Louvre, Paris

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Drôme provençale

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Aveyron

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Arles

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Suède

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Alès

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Les Ocres, Vaucluse

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Stockholm

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Route gardoise

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Paris by night...

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Luberon

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Stockholm

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Village gardois

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Danemark

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Etang de Mauguio, Hérault

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Arles

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Suède

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Paris

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Suède

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Route des Iscles, Gard

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Suède

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Suède

mardi, 12 juillet 2011

La basilique Saint-Sernin

Toulouse, Saint-Sernin, Basilique, Christ

Lorsque je vais à Toulouse, pendant une ou deux semaines chaque année, je travaille tout près de la basilique Saint-Sernin, grande église romane du XIe siècle, connue pour ses reliques de nombreux saints, et donc étape précieuse pour les fidèles et pèlerins sur la route de Compostelle.

La curiosité et la chaleur toulousaine m’ont conduit plusieurs fois dans ce lieu frais et reposant.  J’y retrouve, avec le Maître-autel, le faste édifiant, la richesse ornementale propres aux monuments catholiques, mais aussi l’austérité des temples protestants dans les vaisseaux latéraux, mais encore quelques réminiscences de la Mezquita de Cordoue, avec l’alternance de la brique rouge et de la pierre calcaire qui dessinent les voûtes romanes.

Un lieu œcuménique, donc, du moins à mes yeux de profane.

Ce qui me sidère, dans ce lieu calme où se recueillent ou déambulent en silence fidèles et touristes, c’est la grande « cacophonie » des signes iconiques, le grand tohu-bohu visuel. J’imagine les croyants des temps jadis bien plus savants que moi pour décoder tous les symboles, tous les messages que délivrent les statues, les bas-reliefs, les peintures, les vitraux, les bijoux, tous les objets signifiants dédiés à leur culte.

C’est toute une grammaire visuelle qui s’affranchit des signes linguistiques et communique pourtant son indiscutable credo au fidèle édifié. Il faut dire que l’homme ne sait pas lire au XIe siècle, l’homme de la rue, du moins, le serf, le manant, et même certains curés, dit-on, qui apprennent par cœur leur catéchisme. L’homme ne lit pas, donc, pas plus qu’il ne se voit. Quelle image a-t-il de lui, au sens propre du terme ? Les miroirs ne sont pas des objets de « grande consommation » à cette époque, ils sont le plus souvent en métal poli, de petite taille, peu « fidèles », donc.  L’Église de surcroît les condamne, car ils fabriquent, entre autres maléfices, des simulacres de la création… et l’Église est puissante, très influente alors. Il reste l’eau pour les Narcisse, si elle n’est pas trop trouble.

Elle est là, la force de l’image religieuse, à cette époque, elle touche, elle en impose, elle est sans doute cathartique car elle est presque seule à porter de son maître la voix. Elle capte, elle convoque, elle enferme le regard. 

Comment douter de l’existence du Christ ou de Marie par exemple, lorsqu’on les voit, de ses yeux voit, bien mieux qu’on ne se voit soi-même ? Si les textes restent abscons, impénétrables, les plaies béantes de Jésus, les mains ouvertes de sa mère nous font le catéchisme…

D’autres images sont plus énigmatiques, plus symboliques, il faut donc supposer qu’elles étaient « lues », commentées, enseignées aux fidèles par ceux qui en avaient les clés et qui en tiraient leur pouvoir.

Images plus vraies que nature, images mystérieuses et parfois inquiétantes, puissante alchimie des signes qui saturent tout l’espace religieux et assoient leur pouvoir sur la faiblesse des hommes d’avant les Lumières, hommes si nombreux encore dans notre monde "moderne"…

Mais aujourd’hui, je déambule, je regarde sans voir, dans cette belle basilique, aveugle ou presque à tous ces signes, et je rameute alors bien malgré moi ces quatre vers de Baudelaire :

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers. 

Toulouse, basilique Saint-Sernin, Icones

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08:17 Écrit par Phil dans Blog, Histoire, Images, Loisirs/Culture, Photos/Dessins, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 30 juin 2011

Photos de juin

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Juin s’achève et le printemps s’en est allé.

Alors voici les toutes dernières images de ce printemps aux Jardins de la Fontaine. Images de plantes et de fleurs réalisées avec la même technique que celle utilisée pour les photos d’automne, c’est-à-dire, pour faire simple, avec une focale utile (du temps de l'argentique) aux « paparazzi » à l’affût d’autres « plantes » que celles des jardins...

D’autres images à venir : Toulouse, encore, avec la Basilique de Saint-Sernin, les « lisants » des bords de la Garonne, le peuple des Jardins de la Fontaine, et d’autres encore…

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

Jardins de la Fontaine, fleurs, Nîmes

 

Ah ! Je n'oublie pas...

Les mots de la famille de poule et de coq et quelques expressions utilisés dans la dernière note «  de belles plumes »

Polichinelle ; polochon ; poltron ; poney ; pool ; poulain ; poulet ; pouliche ; poutres ; pucelle ; puérile ; pulluler ; pusillanime ;

Les poules auraient des dents ;  l’histoire de la poule et de l’œuf ; une vraie poule mouillée ; lait de poule ; fier comme un pouil (devenu pou, allez savoir pourquoi) ; sa bouche en cul de poule ;  se coucher avec les poules ; la chair de poule ;  tuer la poule aux œufs d’or ;  une poule n’y eût point retrouvé ses poussins ; des poules qui auraient trouvé un couteau.

Coquelicots ; coquets ; coquettes.

Comme un coq en pâte ; coq du village ; sauter du coq à l’âne.

 Belle couvée, hein ?

20:02 Écrit par Phil dans Images, Loisirs/Culture, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | Pin it! |  Imprimer | | |