Dans les Jardins de la Fontaine
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

vendredi, 11 juillet 2014

Beach Art

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

À deux pas de la mer, tout au bord des flots bleus, comme l’aurait chanté Brassens, je vais souvent retrouver le lieu de plus en plus cerné par les pelleteuses et qui est devenu une résidence de grapheurs. J’ai depuis cinq ans au moins accumulé des centaines d’images de graphs posés dans les nombreuses pièces des bâtiments abandonnés avant d’être, bientôt, définitivement rasés. Ce blog a souvent présenté ces images.

Les graphs naissent, s’imposent un temps, plus ou moins long puis disparaissent pour la plupart sous d’autres graphs également éphémères. J’ai donc dans mes archives une mémoire iconique de l’évolution de ces murs, je finis par reconnaître derrière un nouveau graph les traces oubliées d’autres graphs recouverts, modernes palimpsestes.

En voici donc une dernière livraison, certains sont récents, d’autres plus anciens ont de nouveaux voisins, d’autres se transforment avant de s’effacer.

Je précise enfin qu’il n’y a pas ici de vandalisme, les bâtiments ont vocation à disparaître pour laisser bientôt place à une forme bien réelle de « vandalisme » légal : le bétonnage de la côte…

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

Graph, street art, tag, graffeur, Grau-du-Roi, Boucanet, Hôpital du Grau du Roi

2014 Juin Graph Grau P. Ibars  IBA_0520.jpg

18:30 Écrit par Phil dans Blog, Images, Loisirs/Culture, Nature/Environnement, Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 04 juillet 2014

Les toits les murs les pierres les poutres les portes et les fenêtres

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Mon père était maçon.

J’ai longtemps eu la maçonnerie en horreur. Longtemps.

Il fallait faire le manœuvre les jeudis, jours sans école et pendant les vacances : gâchées de béton ou de mortier, à la pelle ou à la bétonneuse, pierres à extraire, à casser, à trier, à empiler, sacs de ciment et de plâtre à décharger  — respectivement cinquante et quarante kilos — et aussi quérons (ou parpaings) qui font de vos mains de vraies râpes à fromage, briques, hourdis, poutres de bois ou de ciment, poutres à ferrailler des jours et des jours durant, planches des coffrages à clouer, à déclouer, échafaudages à monter, à démonter, brouettes à charger et à pousser sur des madriers tanguant au-dessus des tranchées, seaux à remplir, à hisser par la poulie, sable ou gravier à tamiser, marteau-piqueur à dompter, courbatures assurées, poussière respirée, plâtre avalé les jours de tramontane, ongles écrasés, dos abîmé, mains meurtries par les échardes des manches de pioche, bise glaciale ou torpeur du mois d’août…

Je n’ai pas regardé mon père choisir méticuleusement ses pierres pour dresser les murs ou habiller les belles cheminées d’intérieur, je ne l’ai pas regardé hacher son mortier dans la gamate pour bien le mélanger, en charger une taloche assez grande, sa « palette de peintre » tenue de la main gauche, puis avec la main droite en prendre avec sa truelle pour le jeter d’un geste rapide, sec et précis sur la surface à crépir et pour finir le lisser avec la taloche délestée de sa charge. Je ne l’ai pas regardé prendre son fil à plomb ou son niveau pour vérifier ou rectifier la pose d’un quéron sur une couche de mortier, pas regardé ajuster une pierre en clé de voûte, pas regardé couper soigneusement des carreaux ou des dalles, pas regardé jouer de la tyrolienne pour décorer une façade, pas regardé accrocher en chantant une branche feuillue sur un toit achevé, rituel immuable, avant de trinquer avec ses ouvriers, vite, vite, le travail n’attend pas…

Je n’ai pas regardé, pas vraiment, mais j’ai vu, j’ai souvent vu de ma place de manœuvre sans jamais faire par moi-même. Mon père n’avait pas le temps de transmettre son métier, pris sur plusieurs chantiers à la fois, ou peut-être, inconsciemment, n’en avait-il pas envie, rêvant pour nous à d’autres horizons comme il en avait rêvé pour lui avant que la guerre ne le prive d’école. Peut-être alors, je ne saurai jamais car ce métier l’a vite usé, cantonnait-il ses fils à des rôles de manœuvres pour qu’ils s’éloignent du bâtiment…

Aujourd’hui, quand je flâne dans de vieux villages — comme là, entre Albi, Saint-Cirq Lapopie ou Rocamadour — je regarde avec une certaine nostalgie les traces des bâtisseurs fantômes, les tuiles rousses, canal ou plates qui dévalent les toits pentus, plus ou moins alignées, je regarde les cheminées acrobatiquement posées et coiffées de chapeaux fantaisistes, je regarde les murs crépis, décrépis, décrépits, les briques roses, fauves, restaurées ou fanées, les pierres apparentes, les portes et les fenêtres et les volets de bois et tout ce qui s’use, se dégrade, se ruine, se ronge, s’abîme ou se restaure et puis se magnifie sous les griffes du temps, du soleil, du  froid et de la pluie.

Alors je pense au garçon que j’étais, je fais passer au père ou à un ouvrier le mortier qu’il demande, des tuiles, des pierres, des briques, des chevrons, des outils pour que sortent de terre et éclosent ces murs, ces charpentes, ces toits, ces demeures qui vont un temps défier le temps et joliment s’inscrire dans un cadre comme celui que mon regard embrasse aujourd’hui et qui me transporte malgré moi dans ce temps révolu où je n’ai pas voulu regarder mon père.

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

Rocamadour, Saint-Cirq Lapopie, Albi, Cahors

14:22 Écrit par Phil dans Blog, Images, Loisirs/Culture, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Traditions, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 14 juin 2014

Les Amours en danger !

Jardins de la fontaine, statues en danger

Aujourd'hui comme hier, comme demain et les jours qui suivront, devant les parents ébaubis, l'escalade de la statue d'Escoula. Grand succès des Jardins de la Fontaine... jusqu’au jour où l'irréparable se produira.

Il y a deux ans, c'est la statue de femme sur pied de N.Z. Brenner qui a été cassée, détruite. Personne n'en a parlé, elle est passée par pertes et profits, il ne fallait pas ternir l'image de la Feria. Et puis, qui s'en souvient ?

Alors, ne jouons pas les rabat-joie, après tout, cette œuvre d'Escoula occupe la place d'un toboggan ou d'un portique de jeux qui aurait ici toute sa place. Quoi ? Nous sommes dans les Jardins de la Fontaine ? Ah bon !

Jardins de la fontaine, statues en danger