Dans les Jardins de la Fontaine
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mardi, 12 juillet 2011

La basilique Saint-Sernin

Toulouse, Saint-Sernin, Basilique, Christ

Lorsque je vais à Toulouse, pendant une ou deux semaines chaque année, je travaille tout près de la basilique Saint-Sernin, grande église romane du XIe siècle, connue pour ses reliques de nombreux saints, et donc étape précieuse pour les fidèles et pèlerins sur la route de Compostelle.

La curiosité et la chaleur toulousaine m’ont conduit plusieurs fois dans ce lieu frais et reposant.  J’y retrouve, avec le Maître-autel, le faste édifiant, la richesse ornementale propres aux monuments catholiques, mais aussi l’austérité des temples protestants dans les vaisseaux latéraux, mais encore quelques réminiscences de la Mezquita de Cordoue, avec l’alternance de la brique rouge et de la pierre calcaire qui dessinent les voûtes romanes.

Un lieu œcuménique, donc, du moins à mes yeux de profane.

Ce qui me sidère, dans ce lieu calme où se recueillent ou déambulent en silence fidèles et touristes, c’est la grande « cacophonie » des signes iconiques, le grand tohu-bohu visuel. J’imagine les croyants des temps jadis bien plus savants que moi pour décoder tous les symboles, tous les messages que délivrent les statues, les bas-reliefs, les peintures, les vitraux, les bijoux, tous les objets signifiants dédiés à leur culte.

C’est toute une grammaire visuelle qui s’affranchit des signes linguistiques et communique pourtant son indiscutable credo au fidèle édifié. Il faut dire que l’homme ne sait pas lire au XIe siècle, l’homme de la rue, du moins, le serf, le manant, et même certains curés, dit-on, qui apprennent par cœur leur catéchisme. L’homme ne lit pas, donc, pas plus qu’il ne se voit. Quelle image a-t-il de lui, au sens propre du terme ? Les miroirs ne sont pas des objets de « grande consommation » à cette époque, ils sont le plus souvent en métal poli, de petite taille, peu « fidèles », donc.  L’Église de surcroît les condamne, car ils fabriquent, entre autres maléfices, des simulacres de la création… et l’Église est puissante, très influente alors. Il reste l’eau pour les Narcisse, si elle n’est pas trop trouble.

Elle est là, la force de l’image religieuse, à cette époque, elle touche, elle en impose, elle est sans doute cathartique car elle est presque seule à porter de son maître la voix. Elle capte, elle convoque, elle enferme le regard. 

Comment douter de l’existence du Christ ou de Marie par exemple, lorsqu’on les voit, de ses yeux voit, bien mieux qu’on ne se voit soi-même ? Si les textes restent abscons, impénétrables, les plaies béantes de Jésus, les mains ouvertes de sa mère nous font le catéchisme…

D’autres images sont plus énigmatiques, plus symboliques, il faut donc supposer qu’elles étaient « lues », commentées, enseignées aux fidèles par ceux qui en avaient les clés et qui en tiraient leur pouvoir.

Images plus vraies que nature, images mystérieuses et parfois inquiétantes, puissante alchimie des signes qui saturent tout l’espace religieux et assoient leur pouvoir sur la faiblesse des hommes d’avant les Lumières, hommes si nombreux encore dans notre monde "moderne"…

Mais aujourd’hui, je déambule, je regarde sans voir, dans cette belle basilique, aveugle ou presque à tous ces signes, et je rameute alors bien malgré moi ces quatre vers de Baudelaire :

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers. 

Toulouse, basilique Saint-Sernin, Icones

Toulouse, Saint-Sernin, Basilique, Christ

Toulouse, basilique Saint-Sernin, Icones

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08:17 Écrit par Phil dans Blog, Histoire, Images, Loisirs/Culture, Photos/Dessins, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 04 avril 2011

La Vie et rien d'autre

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Ce soir, la télévision rediffuse La vie et rien d'autre, de Bertrand Tavernier.

Je me souviens de la note que j'avais publiée il y aura trois ans cette année et je ne résiste pas au désir de la faire revivre une fois de plus, de la "rediffuser" en quelque sorte, comme le film de ce soir...

Cette note parle de mon grand-père maternel. Quel lien avec le film ? Il y en a un, très émouvant pour moi.

Enfin, la note a pour titre "Terre d'accueil", l'actualité lui donne une certaine légitimité.

 Terre d'accueil

(note publiée le 10 novembre 2008)

 

Mon grand-père maternel était un homme de la terre, régisseur d’un domaine viticole plus précisément. J’ai écrit « homme de la terre » plutôt que paysan car c’est la terre, la terre de France qu’il est venu creuser, fouiller, retourner, à l'âge de quatorze ans. Comme déterreur des morts de la grande guerre. C’est ainsi qu’il est devenu Français. Le droit du sol... ou du sous-sol, en quelque sorte.

Il venait d’un village très pauvre, près de Valencia, où il promenait une chèvre dont il vendait le lait aux passants. Son père était parti aux Amériques tenter sa chance. Il en est revenu au bout de trois années, plus pauvre qu’à son départ car les doryphores avaient eu raison des immenses champs de patates qu’il avait eu l’idée de planter pour faire en peu de temps fortune. Le jour de son arrivée tout le village prévenu était là, hommes, femmes, enfants, certains compatissants, d’autres moquant sa folle et vaine expédition. Il portait un grand sac dont la courroie a lâché au beau milieu de la place. Le pharmacien du village a repéré parmi le linge épars un colt dont il s’est saisi pour s’amuser. Il a appuyé sur la détente et un coup est parti qui a troué le genou de mon aïeul. Voilà comment s’est déroulé son pitoyable retour !

Estropié, il n’a pu subvenir aux besoins de sa famille nombreuse. Une bouche de plus à nourrir et rien à faire dans ce pauvre village. Un jour le curé lui a montré un article du journal local où il était écrit qu’on cherchait de la main d’œuvre en France, dans la région de Reims. C’était bien payé, c’était urgent aussi. Il est parti alors avec Joseph, l'aîné de ses fils — mon grand-père — qu’il a vieilli de deux ans pour les formalités. Et voilà, après un long voyage en train, mon pépé promu bien malgré lui exhumateur de poilus alors qu’il pensait travailler la terre, certes, mais pas de cette manière…

Il s’agissait alors, à la demande de la Commission nationale des sépultures militaires, d’exhumer les cadavres, les restes des pauvres soldats pour les rassembler et les enterrer dans des cimetières militaires. Il faut dire qu’il y avait alors une très grande pagaille d’après-guerre car des familles exigeaient le retour des dépouilles de leurs proches, d’autres souhaitaient qu’ils demeurassent avec leurs frères d’armes morts comme eux pour la patrie ; rien n’était organisé, des cadavres erraient nuitamment, transportés clandestinement par des « passeurs » de morts qui s’engraissaient au passage… Il fallut légiférer dans l’urgence et c’est ainsi, qu’à l’instar des Américains et de leurs cimetières militaires il fut décidé de procéder à l’exhumation des cadavres, à leur identification et à leur enterrement dans des conditions plus dignes de leur sacrifice.
Dans les premières images de La vie et rien d'autre, de Bertrand Tavernier, sorti en 1989, on voit une scène dans laquelle des soldats déterrent les dépouilles de leurs frères tués au combat et enfouis à la hâte dans la fureur sauvage des vaines et innombrables offensives et contre-offensives.
Cette scène m’a ému car j’ai bien évidemment imaginé mon pépé-Joseph à quatorze ans, picaresque Antigone qui malgré l’horreur de la situation ne perdait pas une occasion de s’amuser, avec d’autres gamins chargés de ravitailler en eau potable les rescapés de la coloniale, les espagnols et même des chinois, tous affectés à ces tâches macabres.

À quoi jouaient-ils, ces gamins, parmi les squelettes en désordre, les puzzles de corps détruits, anéantis, démembrés, déshumanisés ?
« On tirait sur des boîtes avec des fusils chargés qu’on récupérait dans la terre, certains cadavres avaient encore tout leur barda... on regardait en douce les jolies veuves qui se recueillaient devant les croix blanches fraîchement alignées. C’est horrible mais on riait parfois entre nous car on savait que les corps, en dessous, n’étaient pas forcément ceux des leurs, tant les identifications étaient difficiles, parfois impossibles… »

Comment t’en vouloir, pépé, de ces rires profanes ? c’est le rire qui sauve de tout en toute circonstance. Ton innocence était un pied de nez à la tragique folie de tes aînés. Tu n’avais pas conscience que les pauvres pioupious désintégrés tout autour étaient souvent à peine plus âgés que toi, et qu’eux aussi, embourbés dans leurs tranchées, luttant contre la faim, le froid, la vermine, les poux, les puces, les rats et enfin l’ennemi avaient essayé de rire quand l’occasion le permettait, de rire pour survivre dans cette obscène boucherie.

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22:28 Écrit par Phil dans Film, Histoire | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : grande guerre, poilus, cimetières | |  Facebook | | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 29 janvier 2011

Eaux sombres ou Ophélie 2

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Lorsque je suis arrivé à Nîmes, à l’âge de seize ans, c’est d’une triste manière que j’ai découvert les Jardins de la Fontaine.

C’était en hiver, je longeais les quais lorsque j’ai vu un attroupement au bord d’un des deux grands bassins. Un homme décidé s’est prestement dévêtu et a plongé dans les eaux sombres et froides, un homme assez jeune, assez costaud. Il a nagé aussi vite qu’il a pu vers une vieille femme dont le corps flottait lentement comme une feuille morte. Je ne sais plus comment la dame fut hissée sur le quai. Je revois l’athlétique sauveteur lui pratiquer un bouche à bouche désespéré. J’entends des murmures, le mot suicide est prononcé. Je suis parti, j’ai filé vers la vie, la vie à grandes enjambées.

Il y a trois ans, j’ai vu flotter une poupée d’enfant dans les eaux des Jardins .

Cette Ophélie de celluloïd m’a ému et j’ai compris pourquoi… depuis, lorsque je tombe sur des images d’ « Ophélie », je les capture, comme pour les sauver, moi qui jadis ai assisté, de loin, à cette scène douloureuse.

Que sait-on d’Ophélie ? Rimbaud, Leconte de Lisle, Banville ont pour elle versifié après avoir lu Shakespeare, certainement, après avoir versé quelques larmes sur la toile de John Everett Millais peinte en 1852, ou à l’Opéra de Paris, lors d’une représentation du Hamlet d’Ambroise Thomas, grand succès des années 60-70 du dix-neuvième siècle...

Ophélie, pour tout dire, n’est connue que pour sa mort. Shakespeare la noie d’un trait de plume parce qu’elle se croit ignorée par Hamlet qui feint la folie pour les besoins de son enquête sur le meurtre de son père. La vingtaine de décasyllabes de la reine sur sa tragique fin ont suffi pour faire naître un grand mythe, une icône dont vont s’emparer les poètes, les peintres, les musiciens d’hier et d’aujourd’hui, les photographes, les cinéastes, les vidéastes.   

Voici ces vers, en « V.O. »

Queen Gertrude

There is a willow grows aslant a brook,
That shows his hoar leaves in the glassy stream;
There with fantastic garlands did she come
Of crow-flowers, nettles, daisies, and long purples
That liberal shepherds give a grosser name,
But our cold maids do dead men's fingers call them:
There, on the pendent boughs her coronet weeds
Clambering to hang, an envious sliver broke;
When down her weedy trophies and herself
Fell in the weeping brook. Her clothes spread wide;
And, mermaid-like, awhile they bore her up:
Which time she chanted snatches of old tunes;
As one incapable of her own distress,
Or like a creature native and indued
Unto that element: but long it could not be
Till that her garments, heavy with their drink,
Pull'd the poor wretch from her melodious lay
To muddy death.

Laertes

Alas, then, she is drown'd?

Queen Gertrude

Drown'd, drown'd.

           

Et les voici traduits

La reine

Au-dessus du ruisseau penche un saule, il reflète
dans la vitre des eaux ses feuilles d’argent
Et elle les tressait en d’étranges guirlandes
Avec l’ortie, avec le bouton d’or,

Avec la marguerite et la longue fleur pourpre
Que les hardis bergers nomment d’un nom obscène
Mais que la chaste vierge appelle doigt des morts.
Oh, voulut-elle alors aux branches qui pendaient
Grimper pour attacher sa couronne florale ?
Un des rameaux, perfide, se rompit
Et elle et ses trophées agrestes sont tombés
Dans le ruisseau en pleurs. Sa robe s’étendit
Et telle une sirène un moment la soutint,
Tandis qu’elle chantait des bribes de vieux airs,
Comme insensible à sa détresse
Ou comme un être fait pour cette vie de l’eau.
Mais que pouvait durer ce moment ? Alourdis
Par ce qu’ils avaient bu, ses vêtements
Prirent au chant mélodieux l’infortunée,
Ils l’ont donnée à sa fangeuse mort.

Laërte

Hélas, elle est noyée ?

La reine

Noyée, noyée.

 

William Shakespeare, Hamlet, acte IV, scène 7

 

Pourquoi cette Ophéliemania ?

La femme, la jeunesse, la beauté, l’amour, la mort, la nature, l’eau, l’eau bien sûr, mère-nature qui récupère dans ses eaux l’enfant que la vie a blessée, il y a de tout ça, sans doute, assez de force, assez de romantisme, assez d’érotisme même pour susciter l’émotion, le trouble, l’empathie.

Et si vous en doutez, voici, après les premières « Ophélies » publiées sur ce blog il y a trois ans déjà, dont celle de Millais, la première grande inspiratrice, une série à partager. J’en ai d’autres, et d’autres viendront encore, car Ophélie est immortelle.

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Thomas Dodd

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Thomas Dodd

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Céline Maliciarosenoire

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Marilène Oliver

 

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Steven Graber

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Jen Betton

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Naomi Mawson

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Elena Kalis

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Elena Kalis

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Elena Kalis

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Léopold Burthe, Ophélie, 1851

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Alexandre Cabanel, Ophélie, 1883

 

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

René Hallen et Radka Leitmeritz, série Underwater

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

René Hallen et Radka Leitmeritz, série Underwater

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Jean Simmons

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Joseph Stella

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Ruudt Wackers

 

Renée Jacob 1930 Jacques André Boiffard.jpg

Jacques André Boiffard, 1930

 

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Elisa Fantozzi

 

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Ellen Kooi

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Toni Frissel, 1947

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Toni Frissel, 1947

Cette Ophélie est sans doute ma préférée de la série. Je l'ai découverte dans le quartier de Gamla Stan à Stockholm, un très grand poster que je n'ai pu emporter...

 

 

Ophélie en pochette de disque...

 

 

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Alexandre Chatelard, L'homme et la femme

 

 

 

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Nick Cave and the Bad Seeds

 

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Kula Shaker, Ophelia

 

 

Jardins de la Fontaine, Nîmes, Ophélie, Ophelia

Annabelle Hettmann, par Ange Leccia

 

Enfin, une vidéo d'Ange Leccia, artiste photographe et vidéaste.



Voilà, c'est tout pour cette fois...

 

 

 

 

 

16:29 Écrit par Phil dans Contes et légendes, Histoire, Loisirs/Culture, Musique, Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | Pin it! |  Imprimer | | |