Dans les Jardins de la Fontaine
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samedi, 27 juillet 2013

Jean-Pierre Mocky et les Jardins de la Fontaine

L'Etalon, Bourvil, Francis Blanche, Michael Lonsdale, Jean-Pierre Mocky, Un réalisateur dans la Ville, Nîmes, Jardins de la Fontaine

De gauche à droite on reconnaît Jacques Legras, Francis Blanche, Jean-Pierre Mocky accroupi.

Je me souviens de Jean-Pierre Mocky, le cinéaste invité cette année dans les Jardins de la Fontaine pour le 9e festival de cinéma « Un réalisateur dans la ville ».

Je m’en souviens car, il ne le sait pas et il ne le saura jamais, il y a un lien entre lui et les Jardins de la Fontaine, du moins les images que j’en fais.

Quel lien ?

Eh bien, si je pratique la photographie, c’est indirectement grâce à un film qu’il a tourné dans le village de mon enfance, à Cerbère, en été, en 1969. Ce film s’appelle l’Étalon. Je doute qu’il figure dans la sélection présentée aux Jardins de la Fontaine mais Jean-Pierre Mocky dirigeait pour le coup des artistes aussi peu connus que… Bourvil, Francis Blanche, Michael Lonsdale, Jacques Legras…

Et la photo dans tout cela ?

Le lien est alambiqué mais bien réel…

Je me souviens des rires énormes de Bourvil lorsque le coiffeur du village lui avait rasé le crâne pour les besoins du film, je me souviens de Francis Blanche et de sa voiture américaine, longue comme un jour sans pain et dont il était très fier au point d’en faire l’article sans manières aux badauds attroupés.

Et la photographie ?

Moi je vendais des glaces au bord de la nationale, à l’entrée du village, des glaces et du Banyuls, Banyuls grand cru, sec, demi-sec et doux. Dégustation à volonté et commandes sur place… et je rongeais mon frein, coincé dans ma guérite toute la journée alors que plus bas, dans le village d’habitude engourdi sous la torpeur aoûtienne, le tournage du film créait ce qu’on appelle aujourd’hui un buzz d’enfer… Une de mes cousines a d’ailleurs fait une photo que je montre ici. J’aurais aimé en être l’auteur, mais non, je n’ai rien vu ou presque du tournage.

Et alors ?

Alors, un jour, devant ma baraque de chantier transformée en stand de dégustation, s’est posté un auto-stoppeur, du genre « beatnik » comme on disait à l’époque, cheveux longs et sac à dos. Il était Américain. Nous avons un peu parlé, un peu car mes notions scolaires de l’anglais ne nous ont pas permis d’aller très loin, et puis Francis Blanche est arrivé…

La puissante Cadillac décapotable a freiné brusquement à trente mètres de ma cabane et s’est immobilisée dans un nuage de poussière. Il y avait à bord l’acteur bien connu et un passager à l’avant. Mon auto-stoppeur a regardé la belle limousine d’un air surpris, le pouce en l’air mais n’a bien sûr pas cru que c’était pour lui qu’elle s’était arrêtée. Il a donc continué à actionner son pouce pour manifester son désir de voyager gratis.

Le passager lui a alors fait signe de venir, signe que j’ai compris le premier et que j’ai traduit par un « for you ! » syntaxiquement bien travaillé…

Le « beatnik » a fini par admettre que c’était bien pour lui que cette magnifique voiture s’était arrêtée et il s’est alors mis à courir vers elle comme s’il avait peur que le chauffeur célèbre ici mais inconnu outre-Atlantique ne change d’avis. Il a jeté son sac à l’arrière, s’est avachi sur le grand siège et la voiture est repartie en faisant bien crisser ses pneus…

Et la photo là-dedans ?

Je me souviens d'avoir regardé l’auto disparaître derrière un virage, je me souviens d’avoir soupiré et rêvé à des voyages au bout du monde… et puis mes yeux se sont portés à l’endroit que venait de quitter mon auto-stoppeur. C’était noir et brillant à la fois. Noir le boîtier et scintillant l’objectif de l’appareil photo réflex oublié dans la poussière du bord de route. Un appareil réflex ! Comment pouvait-on se payer pareil bijou ?

J’ai sauté de mon comptoir de dégustation de Banyuls sec, demi-sec et doux et j’ai ramassé l’appareil photo. J’ai pensé que son propriétaire dont je ne connaissais rien finalement ferait tout pour le récupérer... je le lui aurais bien sûr rendu ! Et c’est comme ça que j’ai pris goût à la photo, avec un appareil japonais oublié sur le bord de la route par un Américain que Francis Blanche a pris en stop, en Cadillac, à l’occasion du tournage de l’Étalon, film écrit et réalisé par Jean-Pierre Mocky, invité dans les Jardins de la Fontaine, dans le cadre du 9e festival de cinéma « Un réalisateur dans la ville ».

Vous voyez bien qu’il y a un lien ! 

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18:33 Écrit par Phil dans Blog, Film, Histoire, Images, Loisirs/Culture, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 26 janvier 2013

Hurdy gurdy man, le joueur de vielle

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Si vous vous êtes promenés dans les Jardins de la Fontaine, vous avez certainement entendu, un jour ou l’autre, du côté du Mas Rouge, en grimpant vers la Tour Magne, les notes égrenées d’un instrument que vos oreilles ont sans doute d’abord pris pour une cornemuse. Et puis vous l’avez vu, le musicien, assis sur un banc, tournant et tournant des heures durant la manivelle de sa vielle et laissant courir les doigts de sa main gauche sur les touches de son clavier. Non, son instrument ne tient ni du vieux moulin à café Peugeot des années 20, pour la manivelle, ni du iPad dernier cri pour les touches et le clavier. C’est une vielle plate à roue, un instrument de musique à bourdon, cousin — d’où la confusion sonore — de la cornemuse, cousin éloigné cependant car lui est à corde et l’autre est à vent.

hurdy gurdy man, joueur de vielle, vielle plate à roue, instrument de musique à bourdon, bois d'okouméIl fallait bien que deux fous hantants des Jardins de la Fontaine finissent par se parler. Lui occupé à semer ses jolies notes, moi à récolter des images…

 Je l’ai interrogé, donc, sur sa passion, sur son instrument, sur ce qu’il vivait dans les Jardins de la Fontaine. Et c’est sur lui que j’écris aujourd’hui car j’ai envie, dorénavant, après cinq années à traquer la lumière et les ombres des Jardins, d’en fréquenter aussi le peuple, ceux que j’appelle Gens des Jardins, lointain écho de mes lectures de jeunesse, quand j’étais tombé sous le charme de James Joyce et de ses Gens de Dublin

Après Manuel Adamczyck, le « Berger des agaves », paysagiste aux Jardins dont j’ai écrit ici quelques lignes, voici le portrait de celui que j’appellerai Hurdy gurdy man, qu’on peut traduire par le "vielleux", en souvenir, un autre écho lointain, d’un jeune barde écossais des années 60, Donovan…

 Le personnage

Patrick Guétin a 58 ans, il est Beaucairois d’origine, chaudronnier de son état, hélas chômeur et sans espoir aucun de trouver du travail jusqu’à l’âge se sa retraite. Il a toujours aimé la musique, toutes les musiques, celles de sa jeunesse : disco, reggae, funk, rock… très éloignées de celle qu’il joue sur sa vielle. C’est plus tard qu’il s’est intéressé à la musique médiévale, découverte à Vézénobres lors des fêtes de la figue. Il a aussi rencontré Coriandre, un groupe occitan de Sommières et il est tombé amoureux de la vielle à roue.hurdy gurdy man, joueur de vielle, vielle plate à roue, instrument de musique à bourdon, bois d'okoumé

Il a fait des recherches, un peu partout, a bouquiné sur l’instrument, son histoire, son évolution, un instrument hors de prix hélas !

Un jour, il a lu que des paysans des siècles passés fabriquaient eux-mêmes leurs vielles. Pourquoi pas lui alors ? Il n’était pas luthier, non, mais il la voulait, sa vielle plate à roue ! Alors il la fabriquerait lui-même !

Et c’est ce qu’il a fait, ça lui a pris deux ans, mais il y est arrivé.

 L’instrument

Vielle à roue P12_5692.jpgLa vielle de Patrick Guétin est un modèle soprano, c’est par définition un instrument de musique à bourdon, c’est à dire qu’elle émet des sons en continu entretenus par la vibration des cordes, dites sympathiques, au nombre de six en général : un gros bourdon et une trompette sur les côtés, les  chanterelles au milieu. La mélodie se joue sur ce fond musical, la vielle est un instrument polyphonique. Patrick Guétin connaît la musique même s’il ne connaît pas le solfège, et il décrit son instrument en long en large et en travers, allant chercher au Moyen-Âge ou au dix-septième siècle des explications précises sur son évolution. Il a utilisé du bois de tilleul pour la table d’harmonie et le flanc, du placage d’okoumé un bois tropical plus facile à cintrer pour l’éclisse. Les cordes des bourdons, coûteuses, sont ici des cordes de taille bordures qui sonnent aussi bien, et tant pis pour leur couleur criarde ! C’est tout cela, le génie du bricolage. La roue, cœur de l’instrument, est en nylon car le noyer se voile trop. Et cela marche… ou cela joue, et de belle manière.

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 Jouer dans les Jardins

hurdy gurdy man, joueur de vielle, vielle plate à roue, instrument de musique à bourdon, bois d'okouméL’instrument terminé, c’est dans les Jardins de la Fontaine que Patrick Guétin est venu l’essayer, le régler, l’améliorer. L’instrument n’est pas en soi très puissant, il est parfois amplifié, dans les concerts, mais quand même… alors, ici, sous les arbres, devant les passants intrigués et ravis, y a-t-il plus belle scène ? Il a acheté des disques, a progressé en travaillant d’arrache-pied, et voilà, il peut aujourd’hui jouer dans des fêtes médiévales, même si c’est ici, dans les Jardins, qu’il aime le mieux faire résonner sa vielle.

Des rencontres aussi

Un jour un écrivain l’a accosté, comme je l’ai fait aujourd’hui. Patrick Guétin lui a raconté ses moments délicieux passés dans les Jardins, à jouer, à dire aux gens sa passion… Un an plus tard environ, un touriste l’a approché et lui a demandé s’il était le seul à jouer de la vielle dans les Jardins de la Fontaine… alors, c’était donc bien de lui qu’il s’agissait, là, hurdy gurdy man, joueur de vielle, vielle plate à roue, instrument de musique à bourdon, bois d'okoumédans un chapitre de ce livre, Le dépaysement - Voyages en France, de Jean-Christophe Bailly, « Prix Décembre » 2011, excusez du peu !

Une autre fois, un couple de touristes allemands l’a abordé. L’homme, dans un français guttural bien caractéristique lui a expliqué que lui aussi connaissait cet instrument. Il a été stupéfait d’apprendre comment celui-ci avait été construit et il en a joué, une musique différente, belle, si bien maîtrisée. Ah ! si les allemands de 39 avaient été vielleux plutôt que belliqueux !

Voilà… j’ai salué Patrick Guétin qui a joué pour moi un air du Moyen-Âge, en guise d’au revoir, les doigts dansant hors des mitaines. Riche rencontre, de la chaleur dans cette froidure hivernale, et j’ai pris goût, je crois, à ces rendez-vous impromptus à venir, avec je ne sais qui encore, avec ces belles âmes des beaux Jardins de la Fontaine.

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Depuis la publication de cette note, j'ai eu pas mal de retours par Facebook ou par mail sur cet article.

Voici par exemple ce qu'en dit le blog "Le paratge des sirènes" qui apprécie notre musicien et dans lequel un certain Philou (dans les commentaires) raconte sa rencontre avec notre joueur de vielle, à Sommières.


jeudi, 16 février 2012

Le temple de Diane

Temple de Diane, Nîmes, Jardins de la Fontaine, Gard, Languedoc-Roussillon, Provence, Midi, Sud

Près de la source dédiée à Nemausus, au sein de ce qui fut un vaste sanctuaire consacré à Auguste, voici le temple de Diane, sauvé de la ruine totale parce que devenu vers l’an mille un monastère des filles de l’ordre de Saint Benoît, nonnes dont la moitié, plus tard, embrassera la religion réformée… le religieux, comme on le voit, traverse l’histoire de ce lieu. 

Ce qui est admis par tous les historiens, c’est que ce temple n’a jamais été celui de Diane. Temple d’Isis Panthée ? Temple de l’eau voué, comme la source, à Nemausus ? Bibliothèque ? Pourquoi Diane, alors ? Parce que le temple est adossé à une colline qui était très boisée, giboyeuse à souhait ? Mystère, et c’est très bien ainsi, ces ruines ont leur secret, et les dieux gaulois, gréco-romains, égyptiens et judéo-chrétiens n’ont sans doute toujours pas tranché ce point. Il suffirait qu’on nomme ce lieu « Panthéon » pour clore ce débat !

Non, j’aime ce lieu avec ce nom : Temple de Diane.

Comme beaucoup de Nîmois, j’y suis attaché autant pour ce qu’il fut que pour ce qu’il est devenu. S’il fut un temple à qui l’on veut, il est une scène, une vraie scène théâtrale et musicale. Face aux niches surmontées d’étranges frontons alternativement cintrés et arrondis, se dresse à la belle saison une estrade de bois montée sur un châssis d’échafaudage. Les soirs d’été, assis sous les étoiles que la voûte effondrée laisse entrer, nous avons assisté aux spectacles de fin d’année de l’école communale du quartier et y avons applaudi à tout rompre, la larme à l’œil, les premiers pas de nos enfants sur les planches, les premières tirades échappées d’une gorge tremblante et volontaire. Nous avons ri avec les adaptations d’Aristophane d’Yvon Pradel et de sa Compagnie des Arènes, nous avons prié pour que Tristan retrouve Iseult avec l’Abribus Théâtre, nous avons écouté religieusement de la musique classique, voluptueusement du jazz, candidement des contes…

Bâtiment cultuel, espace culturel, notre temple de Diane n’a de ruine que le nom. Près de la source qui l’a fait naître il est aussi la source encore et pour longtemps des rires des petits et des grands, des larmes aussi, parfois, de l’émotion, de la joie d’être là, simplement, sous la voûte du ciel et des pierres romaines, à jouir de tant de spectacles à la fois.

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16:19 Écrit par Phil dans Histoire, Images, Loisirs/Culture, Photos/Dessins, Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | Pin it! |  Imprimer | | |